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Échange avec Selseibil Driouich, fondatrice de la marque Nature Kosmika

Et si de notre quête du bien-être pouvait découler un quotidien rempli d’expériences vertueuses? De plus en plus de personnes remettent en question leur quotidien et leur futur. A la question “quel est le sens de ma vie?”, certains se plongent dans l’enrichissement intérieur tandis que d’autres se questionnent sur les chemins à prendre et que certains décident de tout révolutionner. Zoom sur la marque Nature Kosmika.

Cela a été le cas pour la fondatrice de la marque Nature Kosmika qui a décidé de prendre les choses en mains pour révolutionner son monde. Quand Selseibil Driouich fonde Nature Kosmika, elle n’a que des notions sommaires de la création et du développement de soins cosmétiques. Et pourtant, cela ne l’empêche pas de se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat. Du travail de la terre en passant par la semence et la récolte des plantes, Nature Kosmika est une marque engagée qui se donne les moyens de nous délivrer des soins haut de gamme et remplis d’actifs. Par exemple, Nature Kosmika utilise un minimum de 2 kg de plantes pour obtenir 1 kg d’hydrolat. Cette distillation en alambic en inox et à basse pression, garanti une haute qualité de cosmétiques. Mais on ne vous en dit pas plus. Venez découvrir l’histoire de Selseibil Driouich et de sa marque Nature Kosmika.

Nature Kosmika logo

Le travail de la terre et la transformation des plantes ne sont pas les premiers choix professionnels que tu as fait. Que faisais-tu avant Nature Kosmika ?

Avant de m’orienter dans la culture des plantes à parfum aromatiques et médicinales (PPAM) et leur transformation cosmétiques, j’ai suivi un cursus universitaire. J’ai étudié l’anthropologie, la sociologie, les lettres modernes, puis j’ai fait une année de médiation. Je cherchais ma voie, tout en ayant un emploi étudiant. Le dernier emploi que j’ai occupé en tant qu’étudiante a été Contrôleuse à la SNCF, avec un poste à temps partiel que j’occupais en parallèle de mes études. J’ai occupé ce poste pendant 3 ans. Lorsque j’ai pris conscience que je voulais avoir un travail en lien avec la nature et surtout un travail qui faisait sens pour moi, j’ai entrepris des démarches pour me former à la culture des PPAM et la création des cosmétiques.

Qu’est-ce qui t’as donné envie de tout quitter pour faire une reconversion professionnelle dans des domaines qui t’étaient presque inconnus ? Et pourquoi avoir choisi ces métiers ?

Très sincèrement, j’ai toujours été une révoltée contre le système capitaliste et déshumanisé dans lequel on vit. Je n’ai en revanche pas été sensibilisée à l’environnement et à l’écologie dans mon passé. A l’âge de 21 ans, j’ai découvert un grand nombre d’informations sur l’état de la planète, notre alimentation industrielle, la production de la viande, nos déchets … . Lorsque j’ai ouvert les yeux sur la réalité de notre monde, tellement alarmante, je voulais faire quelque chose qui ait du sens pour moi, pour l’environnement et pour l’humanité, aussi petit soit-il. Lorsque j’ai arrêté mes études à l’université, je me souviens avoir eu un RDV à Pôle Emploi. Dans la salle d’attente, il y avait une affiche de promotion de l’agriculture, avec des brebis et un éleveur en montagne. Je trouvais l’environnement dans cette affiche tellement beau. J’ai éprouvé une profonde envie d’être en proximité avec la nature. J’avais très envie de me retrouver à la place de cet éleveur. Bien-sûr, j’ai approfondi mes recherches et j’ai réalisé différents stages dans le milieu agricole. Tous les stages que j’ai réalisés m’ont conforté dans mon choix, je me sentais tellement bien dans les différentes fermes où je me suis exercée.

Quand on se lance dans l’entrepreneuriat engagé, on sait qu’il faudra souvent redoubler de travail. Comment c’est passé concrètement la création de ta marque ?

En effet, j’ai largement sous estimé le travail à fournir pour exercer un métier aussi complexe que le mien. Cultiver, entretenir les cultures, les récolter, les transformer, et les commercialiser, ce n’est pas une mince affaire. Si je n’avais pas eu l’aide de mon entourage, j’aurais arrêté mon projet idyllique la première année, c’est certain. Concrètement, il y a eu du positif, mais aussi beaucoup de situations et de moments difficiles. J’ai appris tellement de choses, et en même temps j’ai beaucoup « galéré ».

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Comment tes proches ont réagi ?

Au départ, mes parents ne voyaient pas d’un bon œil mon projet. Au fur et à mesure, ils ont vu la transformation de mon entreprise, la qualité des produits que je fabrique, et ils ont été séduits. Heureusement, j’ai pu compter sur le soutien de ma famille.

Quelles difficultés as-tu rencontré à la création de ton entreprise ?

Mes plus grandes difficultés ont été la pression causée par la charge de travail durant le printemps, devoir faire le travail de quatre personnes en étant seule. J’ai eu des moments de doute, et des moments où j’ai eu envie d’arrêter.

Aussi, lorsque j’ai commencé je ne pouvais pas me permettre de faire de gros investissements (notamment des machines qui permettent de rendre certaines tâches plus faciles, ou encore de gagner du temps), de fait je me suis retrouvée à travailler avec les moyens à ma disposition, ce qui nécessite de doubler d’effort et beaucoup de temps.

Par ailleurs, cela a été compliqué de concilier vie de famille et entreprise, étant donné que je travaille beaucoup de chez moi. Il est important de bien diviser les deux et d’avoir un lieu pour la famille et un lieu pour son travail.

De l’hydrolat à la crème, Nature Kosmika propose des compositions riches en actifs. Où trouves-tu l’inspiration pour les formulations de tes cosmétiques ?

Avant d’être formulatrice pour mes propres produits, je suis une pâtissière passionnée. J’ai toujours adoré mélanger les saveurs, les couleurs, pour arriver à un résultat bon et beau. Je crois que je retrouve le même plaisir et la même créativité en fabriquant des cosmétiques !

Je pense qu’il faut de l’inspiration et beaucoup de travail : accepter les échecs, faire et refaire jusqu’à arriver à un résultat à la hauteur des attentes. 

Il faut savoir que j’ai créée mon entreprise en novembre 2016, et j’ai commencé à commercialiser mes produits en octobre 2018. La formulation et les tests des produits ont commencé en 2015, en réalité.

Tu as fais le choix de cultiver la majorité de tes ingrédients pour tes formulations. Pourquoi ?

Je pense que relocaliser les emplois est indispensable pour une société meilleure, pour réduire l’empreinte carbone. Aussi parce qu’au départ, ce qui me porte, c’est ce lien à la nature.

Cette manière de produire est aussi une garantie pour mes clients, je souhaite offrir des produits de qualité dans le respect de valeurs fondamentales.

Et puis, c’est magique de partir de la graine et d’arriver en fin de compte à un produit de cosmétique !

Et quand tu dois acheter des ingrédients, quels sont tes critères pour le choix de tes fournisseurs ?

Il y a plusieurs critères sur lesquels je vais porter une attention particulière : je privilégie les producteurs en agriculture biologique, d’une zone géographique la plus proche possible, sa façon de travailler qui doit être en accord avec les valeurs que je porte.

Selon toi, quel est le produit phare de Nature Kosmika?

Le baume des lunes est mon best seller depuis le début. Le sérum L’or vert arrive en deuxième position, suivi de la crème Rose de jour.

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Peux-tu nous expliquer en quoi Nature Kosmika est impliquée dans l’écologie et pour le respect de l’environnement ?

Depuis nos débuts, on essaie d’utiliser le moins de plastique possible. Ainsi, on a remplacé les flacons en PET pour les hydrolats par des flacons en verre. Actuellement on recherche une solution pratique pour remplacer le stick à lèvres en PET. Pour l’instant les recherches n’ont pas encore abouti à quelque chose de satisfaisant. Nous cherchons à proposer des produits qui contiennent un maximum d’ingrédients locaux. Le fait que nous cultivons nous même la plupart des ingrédients nécessaires à la fabrication de nos produits nous permet d’être au plus proche de la nature et de comprendre encore mieux les enjeux. Etre dans le monde agricole nous ouvre les yeux sur beaucoup de problèmes environnementaux actuels, comme par exemple les terres nues qui sont emportées après une pluie, la pollution dans les rivières. Nous voyons tous ces désâstres dans notre quotidien et ça nous motive encore plus pour essayer de contrer la balance, à notre échelle.

Les emballages sont une grande source de pollution. Pour emballer les colis on utilise seulement du papier : carton + papiers de calages + ruban adhésif en papier. On bannit au maximum le plastique. Pour les colis pro, on essaie d’utiliser de la récup ou bien du papier.

Dans nos sociétés, on constate un intérêt grandissant pour la consommation consciente et plus saine. Qu’est-ce qui t’enthousiasme le plus dans ce mouvement ?

Oui, c’est réjouissant ! Qu’ensemble nous puissions réduire nos déchets et prendre soin des autres et de nous même. Mais avec le temps je me rends compte que ce n’est pas suffisant. Les gouvernements et les élus ont des rôles extrêmement importants à jouer.

Quelle est ta routine bien-être quotidienne ? Une astuce beauté à nous partager ?

Ma routine est très simple. Le matin : mon hydrolat favori du moment (en ce moment c’est celui de fleur d’oranger), puis une crème hydratante (en ce moment c’est Immortelle Royale), puis je passe à un maquillage minimaliste. Mon moment bien-être péféré c’est quand je me passe un parfum Sharini, un vrai moment de bonheur.

Le soir, je me démaquille avec Rose de jour, et 1 soir sur 2 j’applique 2 gouttes d’une huile végétale ou d’un sérum : mon favori est L’or vert.

Si tu devais atterrir sur une île déserte, quel unique soin (produit ou outil bien-être) prendrais-tu avec toi ?

Je prendrais L’or vert, car il fait tellement de bien à ma peau !

Quel est ton astuce écologique du quotidien ?

Je n’ai pas vraiment d’astuce ! Je pense qu’il est en effet nécessaire de trier ses déchets, de manger au maximum local, d’éviter l’usage du plastique… je suis convaincue que ce sont les petits gestes du quotidien qui font la différence… Mais il ne faut pas culpabiliser, il faut être indulgent avec soi-même et si ça prend du temps, c’est ok 🙂

Entre la gestion de la terre et des plantes qui ne prennent pas de vacance, de ton entreprise et de ta vie privée, les semaines doivent être bien remplies. Quelles sont tes techniques pour trouver l’équilibre entre votre vie personnelle et votre vie professionnelle ?

Je n’ai de conseil à donner à personne, parce que ce n’est pas facile. Maintenant, je sais que bien séparer les deux vies est ultra important. Idéalement, dès qu’on rentre à la maison, il faudrait oublier notre travail, et inversement.

Que partagerais tu comme conseils à une personne qui voudrait se lancer dans l’entreuprenariat ?

S’entourer de personnes qui pourraient l’aider, la soutenir. Et foncer même si on a pas réuni tous les éléments pour se lancer, tout ne sera jamais prêt, alors agissons, parce qu’on n’a qu’une vie !

Peux-tu nous partager une exclusivité à venir chez Nature Kosmika ?

Aller, je vous le dis, on sort bientôt une eau fraiche à la verveine 😀

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